Tous les visages de Catherine Major

Catherine Major a offert une performance digne de son intensité proverbiale lors de sa rentrée montréalaise. Photo courtoisie Montréal en lumière/Victor Diaz-Lamich.

Pour une artiste dont le plus récent album se nomme Le désert des solitudes, Catherine Major était remarquablement entourée sur la scène du Club Soda, jeudi soir. Entourée des Mommies on the run (son quatuor à cordes), de ses princesses (ses musiciens masculins) et d’une foule attentive qui a pu goûter toutes les nuances de ses riches compositions, l’artiste la plus stressée qui soit a offert une performance à son image : intense, éclatée, lumineuse… et absolument pas linéaire.

Par Philippe Rezzonico

Parfois, on présume avant d’entrer dans une salle. Ce fut mon cas, jeudi. Je me disais qu’on allait avoir droit à des tas de chansons du nouvel et excellent disque de Major paru en octobre, album à la charpente classique et un tantinet atmosphérique s’il en est un. Avec présomption que nous allions avoir droit à un spectacle « d’écoute ». Imaginez, quand j’ai vu la sélection de chansons remises aux médias que la grande Catherine allait interpréter toutes les pièces de son disque…

Sauf que la scène, ce n’est pas le studio. C’est là que les artistes vivent avec les nuances, les éclats, les dérapages, bref, tout ce qui fait qu’un spectacle est une performance humaine. Major a bien compris ça.

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Gary Carter ou la fureur de vaincre

C’était un lundi d’octobre 1981. Noir. Le fameux Black Monday. Ça faisait 30 minutes que les Dodgers venaient d’éliminer les Expos au terme de la série de championnat et j’étais toujours assis sur mon siège dans le niveau 103, des larmes perlant sur mes joues. Je n’ai plus jamais pleuré en public depuis lors. A 19 ans, faut croire qu’on est émotif et pas toujours sorti de l’adolescence… On venait de me voler ma Série mondiale. Je me disais que j’étais le gars le plus malheureux de la terre. Là, je me trompais lourdement. Il y en avait un qui était plus dévasté que quiconque sur la planète : Gary Carter.

Par Philippe Rezzonico

J’ai repensé à tout ça en un éclair, jeudi, quand les images de Carter défilaient sur tous les écrans à la suite de l’annonce de sa mort aux mains du cancer. On remontrait les images du « Kid », son visage enfoui dans ses mains dans l’abri des joueurs des Expos, quelques instants après cette défaite crève-cœur.

Est-ce que quelqu’un a déjà voulu gagner plus que Gary Carter au baseball ? Peut-être. Pete Rose, tiens…. Mais Rose trichait. Pas Gary. Jamais. Ni face aux fans, à ses coéquipiers ou à son sport. Une seule vitesse : à fond de train. Tout le temps.

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Philippe B: alchimiste des temps modernes

Philippe B et le Quatuor Molinari présenteront l'intégrale des Variations fantômes, vendredi, au Conservatoire. Photo courtoisie Montréal en lumière.

C’était à L’Astral, en novembre. Philippe B se produisait en programme double avec la Française L dans le cadre du Coup de cœur francophone. En toute franchise, des tas de gens étaient là surtout pour lui et pour entendre une poignée de compositions de Variations fantômes. J’en ai assez entendu pour me dire que l’interprétation intégrale du disque avec le Quatuor Mollinari prévue au festival Montréal en lumière risquait d’être du tonnerre. Je ne dois pas être le seul. Philippe B et ses amis proposent deux concerts, vendredi, au Conservatoire.

Par Philippe Rezzonico

Variations fantômes, c’est le cas classique du disque encensé par la critique, mais méconnu du grand public. Pas si rare, en vérité. Sauf qu’il est rarissime qu’un disque plébiscité par les journalistes spécialisés se retrouve au sommet de presque toutes les listes de meilleurs disques de fin d’année. Pas en sixième ou en huitième position. Non. Toujours, parmi les trois premiers de 2011. Partout.

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Fun, Fun, Fun avec les Beach Boys

Bruce Johnston, Al Jardine, Brian Wilson, Mike Love et David Marks: les Beach Boys, cuvée 2012. Photo courtoisie.

Depuis que l’on a vu les Beach Boys réunis, dimanche soir, au gala de remise des prix Grammy, on sait que les papys du surf possèdent encore des harmonies vocales à faire pâlir à peu près tous les groupes de la planète. Raison de plus de se réjouir de leur retour à Montréal, le 20 juin prochain au Centre Bell. Incidemment, le 20 juin sera le premier jour de l’été 2012 et la date du 70e anniversaire de naissance de Brian Wilson. Les astres sont alignés pour nous. Surfin’ Montréal…

Par Philippe Rezzonico

Brian Wilson, génie musical des Beach Boys, le chanteur Mike Love et Al Jardine – tous membres fondateurs du groupe en 1961 – ainsi que David Marks – guitariste en 1962 et 1963 – et Bruce Johnston, membre permanent depuis 1965, seront donc réunis dans cette tournée visant à souligner cinq décennies d’activités.

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Whitney Houston : le culte de la mort, le réflexe du commerçant

Le phénomène n’est pas nouveau, mais chaque fois, il fascine. La disparition prématurée et brutale d’une icône de la musique mène obligatoirement à une sanctification de l’artiste et de l’oeuvre. Whitney Houston ne fait pas exception à la règle depuis quelques jours. Pourquoi ?

Par Philippe Rezzonico

La première fois que j’ai mesuré la chose de visu, c’était à l’adolescence, lors du décès d’Elvis. Au lendemain de sa mort, le16 août 1977, tous les magasins de disques – cette espèce en voie de disparition – alignaient ses albums, 45-tours, cassettes quatre et huit pistes, comme des soldats au défilé.

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Catherine Major : instinct maternel et musical

Catherine Major. A fleur de peau. Photo Catherine Lefebvre

L’instinct. On peut tous en avoir dans nos vies, mais pour un artiste, c’est pratiquement un élément essentiel. Tel mot ou telle note ? Tel instrument ou tel arrangement ? On n’en sort pas. Au-delà de l’expérience, de l’expertise et du talent, à un moment, tu dois te fier à ton instinct et espérer qu’il te guide dans la bonne direction. Rien à craindre pour Catherine Major.

Par Philippe Rezzonico

Le désert des solitudes, paru en octobre, aura confirmé dès sa sortie que la démarche artistique de l’auteure-compositrice et interprète fut la bonne. A un moment, se mettre à nu, c’est risqué. D’autant plus vrai quand c’est ta réelle famille et ta famille rapprochée qui sont mises à contribution. Mais le pari est gagné. Deux Club Soda à guichets fermés attendent Major cette semaine, dans le cadre du festival Montréal en lumière.

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54e Gala des Grammys : Adele et le buffet libre-service

 

Adele, que l'on voit lors de l'un de ses passages à Montréal, a dominé la 54e remise des prix Grammy. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

On attentait Adele et Adele a volé le show. Et raflé toutes les statuettes d’importance avec un record à la clé. Pour le reste, nous avons eu quelques solides performances mais encore plus de prestations à oublier. Et l’ombre de Whitney Houston, omniprésente, aura torpillé le gala plutôt que de lui insuffler une réelle émotion, hormis la performance de Jennifer Hudson. Au final, cette 54e remise des prix Grammy aura trop souvent été un gros buffet libre-service.

Par Philippe Rezzonico

Album par excellence et album de l’année catégorie pop vocal (21), chanson par excellence, enregistrement de l’année (remis au réalisateur du single) et meilleur clip (court) pour Rolling In the Deep, ainsi que meilleure performance vocale féminine individuelle (Someone Like You): La Britannique de Tottenham aura fait un carton plein, remportant six statuettes dans autant de catégories où elle était en lice et égalant la marque de Beyoncé, qui avait remporté six Grammys il y a trois ans.

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On se croise et on s’aime

« Il n’en faut pas plus pour avoir du plaisir. » Mmm… Argent ? Sexe ? Non. Consentement. « Il regarde chez les voisins avec convoitise. » Ah… Voyeur ? Non plus. Échangiste. « Elles mettent en scène beaucoup de bouches et de mains. » Mmm… Partouze ? Oui ! C’est ça.

Par Philippe Rezzonico

Je n’ai jamais été trop bon dans les mots croisés traditionnels. Trop souvent, j’ai l’impression que les définitions sont plus subjectives que concrètes et cherchent à nous égarer. Point de vue personnel s’il en est un. Mais il faut croire que je ne suis guère plus doué pour résoudre les grilles du livre Mots croisés érotico-humoristiques – 50 grilles pour amants de la langue, de Frédérique Tiéfry. Sauf qu’à l’arrivée, on s’amuse ferme.

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Whitney Houston et le sommet de l’Olympe

Photo promotionnelle du film The Bodyguard

Certains étaient éberlués, samedi, à l’annonce du décès de la chanteuse Whitney Houston à l’âge de 48 ans. D’autres n’étaient pas surpris une seconde, tant la dernière décennie de l’artiste avait été marquée par les problèmes familiaux et la toxicomanie. La réalité, c’est que Whitney Houston fut quelque part au tournant des années 1980 et 1990 la perfection vocale et féminine. Et qu’en dehors du sommet de l’Olympe, il n’y avait point de salut.

Par Philippe Rezzonico

Dans l’univers pop/rock/soul/blues élargi, rayon interprètes féminines, tu as grosso modo trois catégories. Primo, les chanteuses au talent exceptionnel qui savent s’adapter à tous les courants, traverser toutes les modes et résister à l’usure du temps. Je pense ici à Barbra Streisand, Dionne Warwick, Petula Clark et Shirley Bassey.

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Musique: le pouvoir infini de la télévision

Vous connaissez sûrement ce slogan publicitaire d’un câblodistributeur bien connu : le pouvoir infini du câble. Cette semaine, l’univers de la musique pourrait pratiquement se résumer ainsi : le pouvoir infini de la télévision. Et rien ne l’illustre mieux que les événements liés au retour de Johnny Hallyday au Québec.

Par Philippe Rezzonico

Johnny Hallyday. « Djeunnnyyyyy !! », comme hurlent ses fans français. Dieu incontesté de l’Hexagone depuis cinq décennies, Johnny a longtemps fait figure de ringard ou de has been auprès de la population du Québec. Pourtant, cette semaine, Hallyday est également l’idole des jeunes et des moins jeunes face au public québécois. Tout ça à la suite d’une présence à la populaire émission Star Académie.

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