Osheaga, jour 3: Lorde, Arctic Monkeys, The Replacements et Billie Joe

Lorde: le triomphe. Photo courtoisie evenko/Pat Beaudry

Outkast, Jack White, Arctic Monkeys, Skrillex, Lorde, The Replacements, Nick Cave & the Bad Seeds, Foster the People, Modest Mouse, J. Cole, Half Moon Run, Chvrches, Pusha T, The Kooks, Awolnation, Portugal the Man, Old Crew Medecine Show, London Grammar, Hospitality, Alex Nevsky, Temples, Mahaut Modino, Von Pariahs et Royal Blood.

Par Philippe Rezzonico

Présenté comme l’affiche annuelle du festival Osheaga (des plus grosses têtes d’affiches en ordre décroissant), mon parcours des trois derniers jours se décline ainsi. Seulement 24 shows, dont une bonne partie vus à moitié. Paresseux, je sais.

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Osheaga, jour 2 : Jack, Nick… et Elvis

Nick Cave: l'intensité à son meilleur. Photo courtoisie evenko/Pat Beaudry

Après une première journée qui faisait la part belle au hip-hop et aux DJ, les guitares revenaient à l’avant-scène en soirée dans les cases horaires des scènes de la Rivière et de la Montagne au Festival Osheaga, samedi.

Par Philippe Rezzonico

Le ciel lourd et couvert ne nous est pas tombé sur la tête, mais il faut admettre de certains artistes ont travaillé fort afin de crever les nuages. Pour le chroniqueur, cette – plus courte – journée de couverture a été l’occasion de constater que l’on n’a pas besoin d’un « vaisseau spatial » pour satisfaire musicalement le festivalier…

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Osheaga, jour 1: le marathon du boulimique

Andre 3000 et Big Boi, Outkast à Osheaga. Photo Catherine Lefebvre

Il y a plusieurs façons de couvrir un festival de l’envergure de celui d’Osheaga. Mais comme cela fait – déjà – trois semaines que le Festival de jazz est terminé, il y avait comme un manque dans le sang du journaliste. La musique crée une dépendance, vous savez. Donc, l’approche boulimique a été privilégiée.

Par Philippe Rezzonico

Approche boulimique, comme dans « combien de spectacles peut-on voir dans une journée presque complète ? ». Si j’ai bien compté, j’ai dû voir 11 prestations complètes, partielles ou sommaires, vendredi. Suivez le guide.

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RBO : le feu sauvage de la scène

Yves P., André, Guy A. et Bruno: RBO et ses tounes étaient de retour. Photo Annick MH de Carufel

Avouons. On y allait un peu beaucoup par nostalgie. Du moins, ceux de la génération RBO, comme la mienne, qui ont connu le quintette à la radio avant de voir leurs premiers « grands » spectacles. Souvenir ici d’une soirée magique à l’ancien Club Soda dans les années 1980, où RBO jouait ses tous, tous premiers « succès ».

Par Philippe Rezzonico

Mais lorsque nous avons quitté la Place des festivals après 90 minutes de spectacle bien tassées mercredi soir, force est d’admettre que Guy A. Yves P., André, Bruno et leurs invités – Richard Z et Mitsou – ont fait bien plus que de transposer l’album Rock et Belles Oreilles The Tounes sur les planches.

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Queen et Adam Lambert: forcément pas à la hauteur du passé

Photo promotionnelle/Site web officiel de Queen

Je ne pensais pas y aller. Je ne devais pas y aller. À la limite, je ne voulais pas y aller. Où? Au spectacle de Queen et d’Adam Lambert présenté lundi au Centre Bell. Pourquoi? Parce que je crois au « minimum syndical » sur une scène et que lorsque que tu as vu le groupe original en action, ici, Queen avec Freddie Mercury, tu ne peux qu’être déficitaire.

Par Philippe Rezzonico

C’est la raison pour laquelle je n’ai pas été voir il y a plus de dix ans The Doors of the 21th Century (Ray Manzarek et Robby Krieger sans Jim Morrison), que je ne suis jamais retourné voir INXS sans Michael Hutchence et que j’ai même fait impasse sur Roger Daltrey quand il est venu jouer intégralement Tommy sans Pete Townshend. Le minimum syndical, ce n’est pas toujours uniquement la présence du chanteur…

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Soundgarden : toujours le mur de son

Thayil, Cameron (remplacé hier par Chamberlain), Cornell et Shepherd. Photo promotionnelle.

Il y a belle lurette que je vais voir ce qu’on désigne comme étant des shows « nostalgie », à savoir, des artistes ou groupes qui ont amorcé leur carrière à mon adolescence ou bien avant. Mais cela fait aussi un certain temps que je vais voir des spectacles estampillés « nostalgie » par la génération qui me suit.

Par Philippe Rezzonico

C’était le cas, dimanche, au Métropolis, où la frange du public comprise entre la fin trentaine et la mi quarantaine venait voir l’un de ses héros de jeunesse, le groupe américain Soundgarden. Pour moi, Soundgarden, ce n’est pas un trip de nostalgie.

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Ramones : « One! Two! Three! Four! Hey! Ho! Let’s Go! »

Tommy Ramone, le dernier membre des Ramones qui figurait sur l’éponyme Ramones, paru en 1976, est décédé, vendredi, à l’âge de 65 ans. C’est jeune. Trop jeune. Il aura néanmoins été le seul du groupe à atteindre l’âge officieux de la retraite au sein de ce band légendaire et primaire à qui la vie n’aura pas fait de cadeau.

Par Philippe Rezzonico

Joey est décédé en 2001, à l’âge de 49 ans. Dee Dee est passé l’arme à gauche en 2002, à 50 berges. Et Johnny a rendu l’âme en 2004, à 55 ans. On a beau se dire que les Ramones n’étaient pas des enfants de cœur quand ils écumaient le C.B.G.B. au milieu des années 1970, force est d’admettre que leur destin ressemble à une malédiction.

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Charlie Haden (1937-2014) : « Je suis au paradis… tous les soirs »

Charlie Haden. Photo promotionnelle.

L’homme qui s’exprime ainsi, ce 2 juillet 1989, s’apprête à incendier, avec Don Cherry et Ed Blackwell, la petite salle Marie-Gérin-Lajoie, de l’UQÀM.

Par François Vézina

Visiblement heureux, il est au cœur d’un marathon de huit concerts en neuf soirs (*), avec des formations différentes. Cette année-là, le Festival international de jazz de Montréal lui a confié les rênes de la première série Invitation.

Singulier hommage pour un singulier musicien.

Charlie Haden, puisqu’il s’agit de lui, était bien digne de cette marque de reconnaissance.

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L’évolution de Queens of the Stone Age

Flashback : 15 mai 2003, Centre Bell. On discute nonchalamment avec Jonathan Bergeron, d’Universal Music, et Anne-Marie Whithenshaw au parterre, quand un bruit assourdissant nous fait sursauter et reculer d’un bon pied. À peine moins que Marty McFly dans la séquence d’ouverture de Back To the Future

Par Philippe Rezzonico

Queens of the Stone Age, avec tous les guitaristes et le bassiste à l’avant-scène, venait de jouer une note. Une seule note. Un « twangg!!! » collectif digne d’une explosion atomique. Quand nous sommes sortis du Centre Bell ce soir-là, on parlait bien plus de QOTSA que des Red Hot Chilli Peppers.

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Tremblant: le – vivifiant – blues du Nord

Marlon Green, l'ex-batteur de John Lee Hooker: le feu. Photo courtoisie FIBT/André Chevrier

TREMBLANT – Jordan Officer, Jimmy James, Smokin’ Joe Kubek, Teeny Tucker, Wang Dang Doodle, The Mannish Boys, Joel DaSilva et Steve Hill, ça vous tente? Ils seront tous là – et bien d’autres – de jeudi à dimanche, lors du dernier droit de la 21e présentation du Festival international du blues de Tremblant.

Par Philippe Rezzonico

Dans les faits, cela fait près d’une semaine que les guitares acérées et les voix rappeuses au grain si particulier se font entendre sur les cinq scènes dispersées sur le site de villégiature et touristique de la plus grosse montagne des Laurentides.

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