Il joue de la guitare…comme un dieu

Steve Hill et ses musiciens ont mis L'Astral sans dessus dessous, jeudi soir. Photo courtoisie.

Rock, Rock n’ Roll, hard rock, heavy rock, blues rock, boogie, shuffle… Peu importe. Quand vient le temps de transcender les genres pour lesquels la guitare demeure l’instrument de prédilection, Steve Hill demeure le « guitar hero » québécois de sa génération.

Par Philippe Rezzonico

L’exceptionnel guitariste a montré toutes les facettes de son jeu, jeudi, quand il est venu présenter les chansons de son plus récent compact, Whiplash Love, à L’Astral.

Comme je n’avais pas encore écouté ledit disque, je me suis dit pendant un instant qu’on allait avoir droit à un show plus modéré que d’ordinaire. L’ami Steve a tellement évolué depuis son premier disque que c’était bien possible. Blues pour Steve Hill, presque rockabilly pour Call it What You Will, très lourd pour Devil at My Heels, etc. Mais cette fois, c’est tout simplement la configuration tables et chaises qui m’a induit en erreur.

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La communauté de Laurence Hélie

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Je venais à peine de franchir la double porte vitrée qui donne accès à la Sala Rossa que je suis tombé sur Laurence Hélie. Pull sur le dos, souriante, verre de bière à la main, elle avait tout de la spectatrice décontractée qui écoutait avec attention une première partie plutôt que la tête d’affiche qui allait suivre dans 30 minutes. Convivial, cette entrée en matière, me disais-je.

Par Philippe Rezzonico

Cette perception ne s’est jamais démentie du reste de la soirée. Bien sûr, nous étions tous sur place mercredi pour la rentrée montréalaise de celle qui a remporté le Félix remis à l’album country par excellence en 2011, mais nous avons eu droit à plus que ça. Cette soirée était une véritable communauté d’esprit d’artistes et de musiciens fidèles à un idiome.

Par moments, on avait la splendide impression de vivre le genre de spectacle collectif auquel les McGarrigle et les Wainwright nous ont habitués. Comme elle nous le précisait elle-même la semaine dernière, Hélie avait doublé son nombre d’accompagnateurs sur scène.

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James Blunt : copier-coller à la puissance 10

James Blunt n'a fait qu'un avec ses fans au Centre Bell. Comme à la PdA en avril. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

Fascinant, quand même. La plupart des artistes qui passent d’un club à un aréna se cassent la tête pour bonifier leur performance : approche scénique modifiée,  ajout ou retrait de chansons pour décupler l’impact. Costumes de scène recherchés. Ajouts de choristes. Effets spéciaux. Pas James Blunt. Pas besoin.

Par Philippe Rezzonico

Si vous étiez à la salle Wilfrid-Pelletier en avril dernier – pour le premier spectacle de la tournée nord-américaine du Britannique -, ainsi qu’au Centre Bell, mardi, pour le retour de Blunt, vous avez vu la même prestation. Je pourrais pratiquement réécrire le texte du printemps. Je plaisante ? Voyez voir…

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Que le vrai Pascale Picard Band se lève

Pascale Picard faisait sa rentrée, jeudi soir. Photo d'archives. Courtoisie Alain Décarie.

Avez-vous vu le Pascale Picard Band lors de la tournée de Me, Myself & Us ? Bien. Étiez-vous au Club Soda, jeudi, pour la rentrée montréalaise du Pascale Picard Band, virée A Letter To No One ? Si oui, vous devez arriver à la même conclusion que moi : ce n’est plus le même band.

Par Philippe Rezzonico

Ce constat –  déjà perceptible lors du lancement du nouvel album au printemps dernier – va cette fois au-delà des changements de personnel et des nouvelles chansons. Le Pascale Picard Band d’antan possédait une esthétique rugueuse et une fougue presque rageuse qui allaient plus loin que le look punk d’alors.

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Jay-Z et Kanye West : La voix unie d’une génération

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Dans Where It’s At, Beck chante : «I’ve got two turntables and a microphone». Au sortir de la performance offerte par Jay-Z et Kanye West, mardi, au Centre Bell, on avait le goût de dire : «On a eu les deux voix unies d’une même génération.»

Par Philippe Rezzonico

Dans une autre vie, l’un fut le maître émérite de celui qui était l’élève surdoué. Mardi, ils trônaient chacun sur leur cube surélevé ou ils partageaient la scène comme des frères de sang sur un pied d’égalité, dans cette rencontre au sommet qui a été à la hauteur des attentes.

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Garland Jeffreys : Wild au Club Soda

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Garland Jeffreys est un artiste dont une partie de l’univers musical est liée à la rue et aux gens qui y vivent. Pas pour rien qu’il réside à New York et qu’il a écrit un hymne comme Wild In the Streets. En spectacle, c’est le parterre qui devient sa rue. Wild, le Garland. Wild au parterre !

Par Philippe Rezzonico

Franchement, j’ai cessé de compter. En excluant les quatre chansons offertes en acoustique durant lesquelles il était assis, Jeffreys a bien dû quitter la scène et descendre au parterre du Club Soda pour la moitié des 16 autres titres interprétés dimanche devant cette foule rassasiée au possible au terme de deux heures de performance.

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Too Many Cooks : le refus de disparaître

Dan Georgesco et Richard d'Anjou ont livré la marchandise pour ce retour de Too Many Cooks au Club Soda. Photo courtoisie Patrick Hay

C’est survenu une vingtaine de minutes après que Too Many Cooks eut investi la scène du Club Soda, jeudi. Dès que les premières notes de Refuse To Die se sont fait entendre, les «Ahhh !», les «Yes !» et les sifflets approbateurs ont suivi. Moment symbolique d’un retour du calibre d’un électrochoc.

Par Philippe Rezzonico

Symbolique, parce que personne ne s’attendait à revoir le duo formé de Richard d’Anjou et Dan Georgesco plus d’une décennie après la parution de leur dernier album studio. Mais ainsi va la vie…

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Chalk Circle: retour – coupable – vers le futur

Brad Hopkins (basse), Derrick Murphy (batterie) et Chris Tait (chant, guitare), de Chalk Circle. Comme dans le bon vieux temps. Photo courtoisie.

Dans la vie, il y a parfois des petits cadeaux inattendus. Le retour sur les planches montréalaises de Chalk Circle, plus de vingt ans après son démembrement, en était un. Soirée de pure et bonne nostalgie au Corona, samedi, où tout le monde a vécu son retour vers le futur.

Par Philippe Rezzonico

On le ressentait déjà dans le pub adjacent au club, où plein de spectateurs ont fait un détour avant la performance du groupe canadien : ça allait être une soirée ponctuée de plaisirs coupables. Coupable de célébrer un groupe que l’on croyait disparu qui nous a offert de bonnes chansons durant les années 1980. Coupable d’avoir le goût de faire la fête en ce samedi frisquet de novembre.

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L et Philippe B : recueillement sonore

La Française L donnait un tout premier spectacle à Montréal dans le cadre du Coup de coeur francophone. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Philippe B, ou comment se créer une bulle avec trois fois rien. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur

Française ou québécoise, la chanson à texte possède une capacité de séduction indéniable. Et quand elle est offerte comme l’ont proposé Philippe B et L, vendredi, dans le cadre du Coup de cœur francophone, ça élève une salle comme L’Astral au niveau d’un studio d’enregistrement.

Par Philippe Rezzonico

On a beau se dire qu’un set comme celui de Philippe B offert en mode voix-guitare-harmonica incite forcément à une qualité d’écoute sérieuse, l’histoire a prouvé que bien des foules sont bavardes. Il allait de soi qu’on allait vouloir mesurer la finesse de la plume de la Française, lauréate du prix Félix-Leclerc aux FrancoFolies de La Rochelle 2011, mais de là à s’attendre à une telle attention… Et pourtant. Nous étions très souvent dans l’équivalent d’un recueillement sonore.

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Arno: le Belge possédé

Arno chante, danse et rue sur scène. Photo Jean-François Leblanc/Coup de coeur.

Le titre du plus récent disque d’Arno se nomme Brussld, à mi-chemin entre la prononciation phonétique de Bruxelles en anglais et un grommellement sonore. Sur scène, c’est exactement ça : ça écorche et ça rugit. Surtout quand la tête brûlée de la Belgique tient une forme de fin du monde.

Philippe Rezzonico

Affaire de famille, jeudi, à L’Astral. Comprendre, seul le parterre était rempli. Mais les spectateurs qui étaient là étaient des férus de l’artiste natif de la région d’Anvers. C’est peut-être la raison pour laquelle personne n’a sursauté quand Arno s’est amené pour livrer une version décapante de Brussels.

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