Simple Plan : frénésie et fans à vie

Simple Plan: un plan simple, mais d'une efficacité redoutable. Photo Rogerio Barbosa.

Comme des tas de groupes punk, Simple Plan devait durer le temps de deux ou trois disques. Treize ans après leur formation, une décennie après leur premier album et des millions de disques écoulés de par le monde depuis lors, le groupe est plus populaire et rassembleur que jamais comme on l’a constaté, jeudi, au Centre Bell.

Par Philippe Rezzonico

Pourquoi ? S’il fallait tenter de trouver une raison au succès mondial du groupe francophone qui a décidé de faire carrière en anglais, c’est au parterre et dans les gradins qui accueillaient près de 12, 000 spectateurs que l’on trouverait l’explication.

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Fun, Fun, Fun avec les Beach Boys

Bruce Johnston, Al Jardine, Brian Wilson, Mike Love et David Marks: les Beach Boys, cuvée 2012. Photo courtoisie.

Depuis que l’on a vu les Beach Boys réunis, dimanche soir, au gala de remise des prix Grammy, on sait que les papys du surf possèdent encore des harmonies vocales à faire pâlir à peu près tous les groupes de la planète. Raison de plus de se réjouir de leur retour à Montréal, le 20 juin prochain au Centre Bell. Incidemment, le 20 juin sera le premier jour de l’été 2012 et la date du 70e anniversaire de naissance de Brian Wilson. Les astres sont alignés pour nous. Surfin’ Montréal…

Par Philippe Rezzonico

Brian Wilson, génie musical des Beach Boys, le chanteur Mike Love et Al Jardine – tous membres fondateurs du groupe en 1961 – ainsi que David Marks – guitariste en 1962 et 1963 – et Bruce Johnston, membre permanent depuis 1965, seront donc réunis dans cette tournée visant à souligner cinq décennies d’activités.

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Van Halen avec… Kool & the Gang au Centre Bell

Van Halen – dorénavant formé de Eddie, Alex, Wolfgang Van Halen et de David Lee Roth – sera de retour le 15 mars prochain au Centre Bell, a confirmé le promoteur evenko, un peu avant le coup de minuit, jeudi soir, sur son compte twitter.

Par Philippe Rezzonico

La source a beau être officielle, on pourrait croire que le compte twitter d’evenko a été piraté tellement la première partie est….disons, surréaliste, dans le contexte : Kool & the Gang ??? Vraiment ?

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Dralion: le retour à l’essence du Cirque du Soleil

Le niveau de talent des acrobates du Cirque est encore et toujours phénoménal. Photo courtoisie Cirque du Soleil.

Au terme d’une année où l’on a appris qu’un spectacle du Cirque du Soleil allait quitter Las Vegas prématurément et qu’on en a vu un autre pas très concluant en première mondiale à Montréal, c’était un réel plaisir, lundi, au Centre Bell, de retrouver le Cirque dans son élément naturel avec Dralion.

Par Philippe Rezzonico

Ça peut sembler difficile à saisir pour ceux qui ont fait connaissance avec les productions du Cirque au cours de la dernière décennie – ici ou à Vegas -, mais il fut un temps où la troupe de Guy Laliberté créait une révolution de ce médium sous chapiteau en redéfinissant les bases de ce qu’allait être le cirque moderne.

Presque tout ce qui a fait la renommée du Cirque du Soleil se trouve dans ce Dralion né sous une grande tente qui est désormais présenté en amphithéâtre. On a conservé l’essence de la production originale en centrant presque toute l’action sur une scène circulaire qui offre un impeccable point de vue à tous les spectateurs.

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Prince: sensationnel, mais pas légendaire

Prince, que l'on voit ici au Métropolis cet été, a offert une formidable performance au Centre Bell à laquelle il manquait le grain de folie et l'abandon vécu six mois plus tôt. Photo d'archives. Courtoisie Pascal Ratthé.

Nous n’avions aucune attente, l’été denier, en vue du programme double de Prince au Métropolis, lors du Festival de jazz. A l’arrivée : nous avons eu droit à des shows légendaires de quatre et trois heures et demie. Forcément, les attentes étaient colossales, vendredi, pour le retour de Prince au Centre Bell. Cette fois, le compteur s’est arrêté à deux heures et 20 minutes. Moins bon show ? Même pas. Partiellement notre faute. Cette fois, nous n’avons pas mérité le marathon.

Par Philippe Rezzonico

Il est comme ça, le prince. C’est un trippeux de musique. Il peut jouer jusqu’aux petites heures si ça lui chante – ce qu’il a fait les 25 et 26 juin en quittant la scène à 3h30 du matin chaque fois -, mais il faut qu’il sente que l’on vibre autant que lui. C’est de l’ordre du détail, je vous le concède. Mais ce sont ces nuances qui font qu’une performance dure trois heures plutôt que deux, qu’un artiste joue tel succès plutôt que tel autre. C’est donnant-donnant. Et vendredi, Prince a donné plus qu’il n’a reçu.

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James Blunt : copier-coller à la puissance 10

James Blunt n'a fait qu'un avec ses fans au Centre Bell. Comme à la PdA en avril. Photo d'archives. Courtoisie Catherine Lefebvre.

Fascinant, quand même. La plupart des artistes qui passent d’un club à un aréna se cassent la tête pour bonifier leur performance : approche scénique modifiée,  ajout ou retrait de chansons pour décupler l’impact. Costumes de scène recherchés. Ajouts de choristes. Effets spéciaux. Pas James Blunt. Pas besoin.

Par Philippe Rezzonico

Si vous étiez à la salle Wilfrid-Pelletier en avril dernier – pour le premier spectacle de la tournée nord-américaine du Britannique -, ainsi qu’au Centre Bell, mardi, pour le retour de Blunt, vous avez vu la même prestation. Je pourrais pratiquement réécrire le texte du printemps. Je plaisante ? Voyez voir…

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Avril Lavigne : PPPP (*)

Avril Lavigne aura offert un spectacle chiche - une heure 25 minutes - et fade, au Centre Bell. Photo Catherine Lefevbre.

Après dix années de carrière, une artiste a généralement plus d’atouts dans son jeu : voix ajustée, catalogue de chansons garni, présence de scène affinée, etc. Quand je suis sorti du Centre Bell, mardi soir, au terme du spectacle d’Avril Lavigne, je me disais que j’aurais préféré revoir le DVD de sa première tournée offerte au même endroit en 2003.

Par Philippe Rezzonico

Aucune production scénique digne de ce nom, band en mode « pilote automatique», enchaînements bancals, pas d’énergie communicative, absence d’écrans: nous avons probablement assisté au spectacle le plus navrant livré par une artiste de statut international depuis des lustres. C’était chiche et fade.

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Kings of Leon: chronique d'une mort annoncée?

Kings of Leon: Pour combien de temps, encore? Photo courtoisie

Regardez cette photo d’archives du groupe Kings of Leon. Les trois frères et le cousin Followill. Ces gars-là vont-ils rester unis encore longtemps ? A la lumière de ce que l’on a vu vendredi, au Centre Bell, on le souhaite. Mais il y a comme un doute…

Par Philippe Rezzonico

On doute en raison de ce qui s’est passé cet été. Récapitulatif : Lors d’un spectacle présenté au Texas, Caleb, le chanteur, quitte la scène. Version officielle : il ne file pas. Ca arrive. C’est là que Jared, le bassiste, précise sur les réseaux sociaux que ce n’est pas un malaise ou une mauvaise soirée, mais quelque chose de bien plus profond « que de ne pas boire suffisamment de Gatorade. »

Le public comprend alors que les frangins se tapent sur la gueule. Comme au sein d’Oasis ou des Kinks. Ça va tellement mal que le reste de la tournée estivale américaine est annulée. Les gars n’ont repris la route que récemment.

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La Beatlemania, comme en 1964!

Paul McCartney aura offert deux spectacles au Centre Bell cet été.

Paul McCartney aura démontré que la Beatlemania peut encore exister, près de 40 ans après sa naissance. Photo courtoisie evenko-Pat Beaudry

Ce fut un constat d’une durée de près 24 heures. Mesuré et puis vérifié. Quelque part entre la livraison explosive de All My Loving, mardi, tôt en début de programme, et le bombardement atomique de I Saw Her Standing There, hier soir, au terme du premier rappel : le passé n’est pas mort. Même au XXIe siècle dans le Centre Bell, on peut vivre la Beatlemania, cuvée 2011.

Par Philippe Rezzonico

Bien sûr, les quatre garçons dans le vent ne sont plus depuis quatre décennies et deux d’entre eux nous ont quittés à jamais. Qu’à cela ne tienne, Paul McCartney est capable de recréer tout cela à lui tout seul, empruntant à son catalogue beatlesque et à celui de ses copains.

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