Ingrid St-Pierre: tout assumer, tout accomplir

Ingrid St-Pierre/Photo courtoisie

Ingrid St-Pierre/Photo courtoisie

Debout, face au public de La Tulipe suspendu à ses lèvres, Ingrid St-Pierre achève L’éloge des dernières fois avec la douceur et la sensibilité qui la caractérisent, uniquement accompagnée des notes cristallines de la harpe d’Éveline Grégoire-Rousseau.

Par Philippe Rezzonico

Elle boucle ainsi la rentrée montréalaise de son album Tokyo qui n’est rien d’autre qu’une autre tranche de la vie de cette artiste qui maîtrise si bien – et déjà, pourrais-je ajouter – la notion de devoir de mémoire au plan personnel.

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Steve Hackett: le gardien du patrimoine

Steve Hackett-promoÀ 66 ans bien sonnés, Steve Hackett, le guitariste londonien, avait l’air d’un jouvenceau hier soir dans un Théatre Maisonneuve affichant complet pour son escale montréalaise de la tournée From Acolyte to Wolflight.

Par Claude Côté

On ne le dira jamais assez: le Québec aime le rock progressif et voue un culte sans bornes à ses pionniers. Chaque rendez-vous avec les Strawbs, PFM, King Crimson  et autres Van Der Graaf Generator qui débarquent de plus en plus rarement chez nous est pour la génération des 45 ans et plus un devoir de mémoire inassouvi, une date obligatoire à l’agenda où le dollar-loisir est allongé avec l’émerveillement  pour les chansons de huit, douze et même vingt-deux minutes, le «prog-rock» comme l’a qualifié hier Steve Hackett et comme le fait Steven Wilson, son plus fidèle propagateur, aujourd’hui.

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Diana Ross : efficacité suprême, plaisir écourté

Diana Ross au Madison Square Garden en 2014/YouTube

Diana Ross au Madison Square Garden en 2014/YouTube

Les journalistes qui assurent la couverture assidue des spectacles ont une qualité qui gâche parfois un peu leur plaisir : ils font leurs devoirs. Comprendre qu’ils se renseignent à fond sur les tournées qui passent et repassent dans la métropole, parfois, au point qu’ils savent à quoi s’attendre. Tant pis si l’on se prive de surprises, nous avons un travail à faire.

Par Philippe Rezzonico

Dans le cas de la tournée In the Name of Love de Diana Ross, qui faisait escale au Centre Bell, deux ans après son passage au Festival de jazz, ça impliquait de savoir si nous allions – ou pas – avoir droit sensiblement au même spectacle qu’à l’été 2014.

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Half Moon Run: quatre garçons dans le vent

Half Moon RunDésignons ça comme étant des conditions gagnantes : le premier de quatre spectacles de Half Moon Run à guichets fermés dans la métropole, environ six mois après la parution de Sun Leads Me On, deuxième opus adopté d’entrée de jeu par les amateurs du groupé formé à Montréal. Et nous étions un vendredi soir….

Par Philippe Rezzonico

En dépit de tous ces éléments qui avantageaient le groupe, encore fallait-il livrer un spectacle à la hauteur des attentes. Et sur cet aspect, Half Moon Run n’a pas raté son retour au bercail.

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Heart et Joan Jett: l’égal des meilleurs

Nancy et Ann Wilson à Dawson Creek il y a dix jours. Photo Facebook Heart/Anna Knowlden

Nancy et Ann Wilson à Dawson Creek il y a dix jours. Photo Facebook Heart/Anna Knowlden

Le mois de mars ramène annuellement la Journée internationale de la femme (8 mars) qui permet de mesurer les avancées, mais aussi l’immense travail qui reste à faire pour que les femmes soient traitées véritablement sur le même pied que les hommes dans nos sociétés, et ce, à tous les niveaux.

Par Philippe Rezzonico

C’était donc tout indiqué que les sœurs Ann et Nancy Wilson du groupe Heart ainsi que Joan Jett et ses Blackhearts viennent présenter leur programme double (triple avec  le duo The Mandevilles  en ouverture) Queens of Sheba au Centre Bell, ce mois-ci.

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Florence and the Machine et Diana Ross au Centre Bell en 2016

Florence and the Machine sera au Centre Bell le 8 juin. Photo courtoisie evenko

Florence and the Machine sera au Centre Bell le 8 juin. Photo courtoisie evenko

Curieux, la vie. Le jour où l’on apprenait le départ vers les étoiles de l’un des artistes les plus marquants du 20e siècle, on annonçait deux spectacles majeurs à venir à Montréal d’artistes de premier plan, quoique de générations différentes. Comme pour nous indiquer que la vie continuait et qu’il y avait toujours un grand spectacle à voir quelque part…

Florence and the Machine et Diana Ross fouleront donc toutes deux la scène du Centre Bell dans les prochains mois, contraste avec leurs plus récents passages chez nous.

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Trente moments pour 30 ans (26): pas de billet pour les Spice Girls (1998)

Les Spice Girls en 1998. Photo promotionnelle de l'époque

Les Spice Girls en 1998. Photo promotionnelle de l’époque

Dans notre métier, il y a des groupes ou artistes pour lesquels nous avons peu ou pas d’affinités, mais il ne faut jamais négliger leur potentiel quand vient le temps de faire un bon papier. C’était le cas pour les Spice Girls en 1998, alors que le groupe pop féminin s’apprêtait à entreprendre sa première tournée américaine.

Par Philippe Rezzonico

Si les ventes du premier disque ne suffisaient pas à m’en convaincre, un passage à Londres au printemps de cette année-là a effacé tous mes doutes. Les filles étaient partout, notamment à l’émission Top of the Pops, où elles avaient défoncé l’audimètre. Bref, pas de discussion. Il fallait couvrir le premier spectacle prévu en sol nord-américain, à West Palm Beach, avant que les girls arrivent à Montréal.

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FIJM 2016: Melody, Gregory, Stacey et les autres…

Melody Gardot. Photo courtoisie FIJM

Melody Gardot/Photo courtoisie FIJM

Le Festival international de jazz de Montréal mettra en vedette des voix de choix lors de sa 37e présentation, du 29 juin au 9 juillet, avec Melody Gardot, Gregory Porter et Stacey Kent, sans oublier des instrumentistes de talent.

Par Philippe Rezzonico

Avec sa voix aussi envoutante que mystérieuse, Melody Gardot a su subjuguer les festivaliers depuis son premier passage au FIJM, lors d’un trio de spectacle présenté en 2008, au Théâtre du Nouveau Monde.

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King Crimson : ode à la musique et à la liberté

King Crimson: une formidable machine musicale doublée d'une cohésion exceptionnelle

King Crimson: une formidable machine musicale doublée d’une cohésion exceptionnelle

Près de 2000 personnes se sont pointées au théâtre St-Denis, lundi soir, au premier de deux spectacles de King Crimson à Montréal. Pas beaucoup plus de spectateurs, finalement, que ceux qui se sont présentés au Bataclan, vendredi soir à Paris.

Par Philippe Rezzonico

Le collectif à géométrie variable de Robert Fripp présent à Montréal et le groupe américain Eagles of Death Metal qui était en tête d’affiche au Bataclan ont peu en commun, musicalement parlant. Et leur public moyen provient de générations distinctes. Mais les milliers de spectateurs présents dans les deux salles séparées de quelque 6000 kilomètres partagent des valeurs universelles liées à la musique.

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Gala de l’ADISQ: la razzia Leloup, le renouveau et un scrutin équitable

Jean Leloup, facétieux, et Ariane Moffatt

Jean Leloup, facétieux, et Ariane Moffatt

La razzia. Le triomphe. Le sacre. Le roi pompon ne savait plus où donner de la tête tant on lui a décerné de couronnes lors des deux cérémonies de remises de l’ADISQ : le premier gala, la semaine dernière, au Métropolis, et le Gala de l’ADISQ, dimanche, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.

Par Philippe Rezzonico

Cinq Félix en tout. La dernière domination de ce genre avait été l’affaire de Ginette Reno en 2009, avec quatre statuettes. Mais au-delà du nombre considérable de récompenses, il incombe de réaliser que le couronnement de John the Wolf est, fait rarissime, décerné autant par l’industrie artistique et les critiques que le grand public.

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